Fondation Ali Zaoua

Créée en 2009 par le réalisateur Nabil Ayouch, la Fondation Ali Zaoua est née d’une conviction que la culture est un outil d’insertion socio-économique et de démocratisation. Partant d’une volonté de reconnecter les habitants des quartiers défavorisés avec le reste de la population et leur offrir un avenir meilleur, Nabil Ayouch mise sur les arts et la culture comme moyen de développement. L’idée séduit l’artiste peintre Mahi Binebine convaincu lui aussi par ce constat. 

Pour la petite histoire, les deux artistes se sont rencontrés autour d’une œuvre. En 2012, le cinéaste Nabil Ayouch sort “Les chevaux de dieu” qui n’est autre que l’adaptation du livre  signé par Mahi Binebine “Les Etoiles de Sidi Moumen”. L’histoire racontée est celle des attentats tragiques survenus à Casablanca en 2003. Le gros succès de l’œuvre de l’un et de l’autre ne pouvait être laissé éphémère. Les deux artistes décidèrent alors d’ériger un centre artistique et culturel en plein quartier Sidi Moumen.

“Les Etoiles de Sidi Moumen” voit le jour en 2014 et s’en suivra l’ouverture d’autres centres culturels de proximité à travers le Maroc: Tanger (2016), Agadir (2019), Fès (2020) et Marrakech (2021). Ces espaces d’apprentissage, de création et de partage accueillent les professionnels et les amateurs de l’art. Ils offrent ainsi à la jeunesse marocaine des espaces d’expression, de dialogue et de découverte, afin de leur permettre de se réconcilier avec leur environnement social et rêver d’un avenir meilleur.

Nabil Ayouch

Depuis 2014, plusieurs centaines d’enfants et d’adolescents apprennent chaque jour à danser, chanter, peindre, interpréter, exister, se réaliser.
Ça se passe sur une île au milieu de HLM, de bidonvilles et de terrains vagues : à Sidi Moumen à Casablanca, à Béni Makada à Tanger, à Hay El Farah à Agadir, au coeur de la Médina à Fès. Et bientôt, ça se passera aussi dans la vieille ville de Marrakech.
Ces étoiles brillent grâce aux bonnes fées qui veillent sur elles, notamment ces nombreux artistes qui nous ont fait don de leur talent et de leurs œuvres, grâce aussi à des mécènes nationaux et internationaux. Nous les en remercions.
Grâce à eux, grâce à vous, d’autres artistes en herbe pousseront d’ici quelques années. Ils viendront de ces îles où les arts et la culture leur permettent d’exprimer fièrement leur talent longtemps ignoré et d’affirmer leur identité. Ce sont celles et ceux à qui nous avons donné une chance de rêver, alors que rien ne les y prédestinait, qui l’ont saisie pour prendre en main leur propre destin.

Mahi Binebine

L’art c’est du talent, beaucoup de travail et infiniment de générosité. Le talent est un cadeau du Ciel ; le travail, un effort continu et obstiné ; et la générosité est un don de soi illimité et inconditionnel. Tels sont les ingrédients indispensables à l’enfantement de l’œuvre.
Les artistes savent que d’autres qu’eux n’ont pas eu cette chance, ce bien immatériel qu’ils s’évertuent à vouloir partager avec le plus grand nombre, mais d’abord et surtout avec ceux que la vie a laissés sur le bord du chemin. Ils pensent à nos enfants démunis ; aux garçons et aux filles privés de devenir. Ils veulent les aider à conquérir ou à retrouver leur dignité par le travail et la création artistique.
Les voilà, ils sont là, le cœur entre les mains, pour soutenir les laissés-pour-compte, les rescapés des bas-fonds de l’humaine condition, ceux qui sont nés du mauvais côté de la barrière et qui, envers et contre tout, s’accrochent à leurs rêves pour conjurer la fatalité et prendre en main leur destin.

Emplacement

Angle Bd. Mohammed Zefzaf

Sidi Moumen – Casablanca

Horaires

10:00 – 21:00
Mardi – Dimanche

Contact us

05 22 72 49 23
contact@fondationalizaoua.org